Le pouvoir du partenariat : les 25 ans du PAM

L’histoire du Programme d’apprentissage mixte (PAM) est celle d’une petite organisation qui accomplit de grandes choses grâce à la force d’un partenariat fructueux. En 2026, le PAM fête son 25e anniversaire. Tout au long de l’année, joignez-vous à nous pour une rétrospective des moments clés de l’histoire du Programme.

Nous commencerons par le tout début et présenterons d’abord les prémices de la création de ce programme unique.

En juin 2001, le gouvernement du Canada a publié le rapport Fryer, qui soulignait le besoin de modifier en profondeur les relations entre les syndicats et le gouvernement. Le rapport insistait sur l’importance de la codétermination et de la consultation mixte, ainsi que sur la nécessité de favoriser une meilleure compréhension entre l’employeur et les syndicats afin d’améliorer les relations de travail dans l’ensemble de la fonction publique.

Ce rapport a été publié à un moment où les négociations visant à conclure une nouvelle convention collective étaient particulièrement tendues. Après une autre ronde de négociations difficiles, une grève a eu lieu en août et en septembre de la même année. À la suite d’un week-end de réflexion, l’AFPC a proposé une initiative de formation commune qui permettrait de combler certaines lacunes dans les programmes de formation offerts par l’employeur.

À cette époque, Nycole Turmel était présidente de l’AFPC et Lucienne Robillard était à la tête du Conseil du Trésor. Les deux dirigeantes se sont rencontrées pour discuter de ce à quoi pourrait ressembler un projet pilote mené conjointement. Ensemble, elles ont commencé à élaborer un plan dans lequel les deux parties soutiendraient un projet pilote de 18 mois visant à développer et à offrir des formations de manière conjointe.

Puis, soudainement, le monde a changé.

Un arbre et une pousse dessinés sur fond blanc – l’ancien logo du PAMLe 11 septembre 2001, l’AFPC a immédiatement suspendu toutes les activités de grève. Le lendemain, elle a décidé de soumettre à un vote la nouvelle offre du Conseil du Trésor. L’offre comprenait un protocole d’entente de 250 mots pour la création d’un programme de formation mixte et accordait 7 millions de dollars à ce projet unique.

 Au cours des 18 mois suivants, des gens passionnés des deux côtés, comme Terri-Lee Rayvals, première administratrice du PAM, et Tracey Sametz, agente de liaison du SCT, ont travaillé d’arrache-pied pour donner vie au Programme d’apprentissage mixte. Ces gens ont mis en place une plateforme de coordination de l’apprentissage, élaboré le contenu d’ateliers en personne, établi le cadre pour présenter des demandes de formation, recruté et formé des facilitatrices et des facilitateurs qui, à leur tour, ont donné la formation aux fonctionnaires.

À la fin du projet pilote, un groupe de facilitateur·rices recruté·es parmi les fonctionnaires offrait des formations mixtes. Trois ateliers différents ont ainsi été donnés plus de 600 fois, et plus de 10 000 personnes participantes ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité et à l’impact de cet apprentissage.

Malgré son succès indéniable, le Programme a rencontré un obstacle de taille. Le protocole d’entente relatif au PAM a expiré à l’été 2003 et aucune perspective d’avenir ne semblait possible, étant donné que la convention collective était arrivée à son terme et qu’aucun financement supplémentaire n’était disponible.  

C’est le cœur lourd que le Programme a officiellement cessé ses activités le 31 mars 2004. Plus aucune formation n’était offerte, on ne sollicitait plus les équipes de facilitation, le personnel était dispersé, les dossiers et le matériel d’apprentissage étaient rangés dans des boîtes pour être entreposés, et c’est ainsi que les lumières se sont éteintes au Programme d’apprentissage mixte.

L’avenir du PAM semblait sombre. Comment donner un nouveau souffle au Programme? Et comment s’assurer que cela ne se reproduise plus?

Rendez-vous le mois prochain pour connaître la suite de l’histoire du PAM!