Février : Mois de l’histoire des Noirs

Au Canada, février est le Mois de l’histoire des Noirs. Le rôle des Canadien·nes noir·es, leurs contributions, leur leadership et leurs communautés ont été largement ignorés en tant qu’éléments clés de notre histoire nationale et de notre éducation. En février, et tout au long de l’année, prenons le temps de découvrir les Canadien·nes noir·es d’hier et d’aujourd’hui qui ont façonné le Canada et contribué à son essor.

Violet King Henry, vêtue d’une robe de magistrat, sourit à quelqu’un  hors champViolet King Henry était une militante, une pionnière et une défenseure acharnée de l’égalité raciale et de l’égalité des sexes. Née en 1929 à Calgary, Violet King entre à l’Université de l’Alberta en 1948. Elle obtient son diplôme en 1953 et est admise au barreau de l’Alberta l’année suivante, devenant ainsi la première femme noire à pratiquer le droit au Canada, la première personne noire à obtenir un diplôme en droit en Alberta et la première à être admise au barreau provincial.

Violet King est également engagée dans la défense des droits des travailleur·ses et de la communauté, occupant le poste de trésorière d’un syndicat local, le Calgary Brotherhood Council. Peu après son admission au barreau, ses réalisations sont reconnues par l’International Brotherhood of Sleeping Car Porters and Maids, le premier syndicat d’ouvriers organisé par des Afro-Américain·[KL1] es à être affilié à la Fédération américaine du travail.

Alors qu’elle exerce le droit à Calgary, Violet King s’exprime fréquemment sur les questions raciales et les relations entre les sexes, et dénonce le racisme en milieu de travail. Vers 1956, elle s’installe à Ottawa pour occuper un poste administratif supérieur au ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration du Canada. À ce titre, elle jouera un rôle influent dans la lutte contre les injustices systémiques fondées sur la race et le sexe.

Violet King Henry est connue pour avoir lutté contre l’oppression tant dans la société que dans les milieux de travail, d’abord à Calgary puis à Ottawa, et enfin aux États-Unis, où elle est devenue la première femme à occuper un poste de haute direction au sein du YMCA, là-bas. Elle est décédée à l’âge de 52 ans, laissant derrière elle un héritage puissant marqué par la suppression des barrières, un militantisme acharné, ainsi que l'excellence dans ses études et sa carrière.

 [KL1]Je ne suis pas certaine s’il faut féminiser. Y avait-il des femmes dans ce syndicat à l’époque?